Sur instruction du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa, un communiqué rendu public rappelle que, pour les infractions commises dans le cyberespace, il est ordonné aux procureurs de traquer toutes les personnes, au pays comme à l'étranger, portant atteinte aux droits d'autrui, à l'ordre public ou à la dignité humaine à travers des contenus inappropriés, et ce dans le respect du principe de légalité, de proportionnalité et des droits fondamentaux.

Cette mesure est saluée par de nombreuses familles congolaises, soucieuses de l'éducation de leurs enfants à une époque où les réseaux sociaux représentent une menace réelle pour l'avenir de la jeunesse. À Butembo comme à Beni, par exemple, la décision du ministre de la Justice est perçue par les habitants comme un signal fort annonçant un ratissage sévère de la délinquance numérique observée aujourd'hui sur TikTok, via des comptes sous couvert de « popocha  »(une sorte de commérage), créés essentiellement pour déstabiliser les foyers, nuire aux familles et ternir l'image des personnes.

« il est difficile aujourd'hui de suivre certaines vidéos sur TikTok en présence des enfants », a déclaré une internaute.

Les insultes, le langage vulgaire ou la diffamation des autorités sont des infractions commises quotidiennement par des personnes de moralité douteuse, en quête d'abonnés à tout prix, sans souci pour l'éducation des enfants ni pour leur propre sécurité et intégrité.

Ainsi, la justice congolaise appelle chaque citoyen au civisme, à la responsabilité et à la conscience dans l'utilisation des outils numériques, afin de montrer au monde les vraies valeurs des fils et filles du pays de Patrice-Émery Lumumba, Anuarite Nengapeta et Simon Kimbangu.
Yannick Lukeka