Dans un communiqué rendu public ce samedi 30 avril, le gouvernement a salué les sanctions prises par les États-Unis contre l'ancien président Joseph Kabila. Il lui est reproché de contribuer à l'instabilité dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC).

« Cette décision constitue un autre acte important en faveur de la lutte contre l’impunité, du respect de la souveraineté et de la responsabilisation de tous les acteurs impliqués dans la déstabilisation persistante de la RDC », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

L'exécutif estime que cette énième sanction revêt également une portée opérationnelle : elle restreint les capacités de mobilisation financière, la circulation des avoirs et le soutien logistique susceptibles d’alimenter la guerre ou toute autre entreprise de déstabilisation.

Pendant ce temps, à Kinshasa, l'UDPS mobilise ses militants pour célébrer ces mesures. Une marche est prévue au départ du boulevard Triomphal en direction de l’ambassade des États-Unis. Le parti présidentiel compte y déposer un mémorandum de remerciement adressé à l’administration américaine.

Cette situation continue de fragiliser la classe politique congolaise, déjà marquée par les arrestations récentes de plusieurs cadres du PPRD, le parti de Joseph Kabila.