Dans une lettre ouverte parue sous peu, le parti politique Social et Démocratie pour le Peuple (SDP) a décidé de répondre aux dernières sorties médiatiques de l'ancien président de la RDC, Joseph Kabila, qui le traite d'amnésique, et dont le passé oppressif est difficile à oublier. Choquée par les allégations récentes de l'ancien président, cette formation politique a tenu à lui rappeler que son régime a été marqué par une répression systématique contre les opposants politiques, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes.

 Parmi les noms cités dans la lettre figurent : – Yves Makwambala, emprisonné le 15 mars 2015, webmaster de Filimbi. – Franck Diongo, emprisonné le 19 décembre 2016, député, président du MLP. – Firmin Yangambi, emprisonné le 27 septembre 2009, avocat, président de l'ONG "Paix sur terre". – Eugène Diomi Ndongala, emprisonné en juin 2012, opposant politique. – Jean-Claude Muyambo, emprisonné le 20 janvier 2015, président du parti SCODE – Christopher Ngoy, emprisonné le 21 janvier 2015, défenseur des droits humains. – Gérard Mulumba, emprisonné en 2015-2016, député provincial de l'opposition. – Rebecca Kabugho, emprisonnée en février 2016, activiste de LUCHA – Bienvenu Matumo, emprisonné en août 2015, activiste de LUCHA. – Jean-Pierre Bemba, exilé et arrêté en mars 2007, vice-président et candidat présidentiel. – Moïse Katumbi, exilé en 2016, ancien gouverneur du Katanga et candidat présidentiel. – Colonel Eddy Kapend, condamné à mort en janvier 2003, cousin de Kabila père – Les 25 coaccusés du colonel Eddy Kapend, condamnés à mort en janvier 2003. – Les victimes du Bas-Congo (2007) : environ 104 personnes tuées lors de manifestations – Les victimes de la rébellion Kamuina Nsapu (2016-2017) : plus de 3 000 morts. – Les victimes des marches CLC (2017-2018) : au moins 18 personnes tuées. – Les victimes des manifestations anti-3ᵉ mandat (2016) : au moins 62 personnes tuées. – Kutino Fernando, emprisonné gratuitement de 2006 à 2015 pour avoir initié le mouvement Sauvons le Congo, et ce sous la gestion de Kimbembe Mazunga comme gouverneur. 

Cette situation soulève une inquiétude majeure au sein du citoyen lambda qui s'interroge sur l'avenir de son pays face aux querelles de ses dirigeants.