Le 23 avril 2002, Étienne Tshisekedi wa Mulumba créait la surprise en s’associant au RCD-Goma et à d’autres acteurs politiques pour former l’Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue intercongolais (ASD).
Cette initiative était intervenu dans un climat de fortes tensions autour du Dialogue intercongolais. Ouvert le 25 février 2002 en Afrique du Sud, ce forum réunissait le pouvoir en place dirigé par Joseph Kabila, les groupes rebelles, l’opposition ainsi que la société civile, dans l’objectif de trouver une sortie à la crise.
Toutefois, les discussions se sont rapidement heurtées à de profondes divergences. Le 19 avril 2002, un accord partiel est conclu entre le gouvernement, le MLC de Jean-Pierre Bemba et d’autres parties.
Cet arrangement, appelé «Accord des Cascades», prévoyait une transition politique avec Kabila à la présidence et Bemba au poste de Premier ministre. Mais plusieurs acteurs majeurs, dont l’UDPS et le RCD-Goma, n’y ont pas été associés.
Se sentant exclus, ces derniers mettent en place, le 23 avril, une nouvelle coalition pour contester cet accord. Sous la direction de Tshisekedi, l’ASD rassemble plusieurs figures politiques, notamment Azarias Ruberwa et Adolphe Onusumba. La ville de Kisangani devient leur principal centre d’activités.
Face au blocage, la communauté internationale intervient pour relancer le processus. Ces efforts débouchent sur un accord global signé en décembre 2002, puis appliqué en 2003, instaurant une transition dirigée par un président entouré de quatre vice-présidents.
Malgré cette avancée, Étienne Tshisekedi reste en marge des institutions de transition et appelle au boycott de certaines échéances politiques, avant de revenir plus tard dans l’arène électorale. La formule d'exercice du pouvoir après la deuxième guerre du Congo fut celle de 4+1 notamment un président titulaire assisté par quatre vice-présidents.
Paluku Kaseso Muhayirwa
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