« Moi, je suis kabiliste de sang. Si je quitte le kabilisme, je laisse la politique », déclarait, du haut de ses convictions et sans peur d'être contredit, Willy Bakonga dans sa casquette de député national. Jusqu'au jour où, devant les hommes et devant Dieu, il a demandé au Tout‑Puissant d’enlever cinq années de sa vie pour les ajouter à celles du président Félix Tshisekedi. Ne sommes‑nous pas en train de revivre la scène du Corbeau et du Renard ? Ou encore les aventures de Louis‑de‑Funès ?
Le prix à payer en échange de sa vie : nouvel esclave politique ?
À l'image du commerce triangulaire, l'ancien ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et technique sous Joseph Kabila, Willy Bakonga s'est montré une fois de plus très loyal envers le président Tshisekedi en demandant à Dieu de retrancher cinq années de sa vie pour les ajouter à celles du chef de l'État. Opportunisme ou manque de positionnement ?
« Devant tout le monde, je demande à Dieu d’enlever cinq années de ma vie pour les ajouter à celles du président Félix Tshisekedi », affirmait‑il. Un tel sacrifice n'était-il pas autrefois réservé aux plus grands acheteurs d'esclaves, ceux que l'on payait au prix fort ?
En attendant que Dieu exauce la prière de Bakonga, la classe politique congolaise — alors que le débat constitutionnel suscite polémique — cherche chacun à se faire une place au soleil, à l'image des hommes du temps de l'arche de Noé : d'un côté les parasites, de l'autre les fanfarons déguisés en agneaux, au prix de leur positionnement et de leur avenir politique.
Tel est le feuilleton choc du quotidien et de la survie politique des alliés de Willy Bakonga : cet homme‑orchestre de la genèse de la gratuité de l'enseignement, ancien locataire de la prison de Makala pour blanchiment avant d'être gracié par son nouveau mentor, Félix Antoine Tshisekedi. Si hier il jurait par le sang, aujourd'hui par sa vie, demain sera‑t‑il le jour de son enterrement politique ? Demain est un autre jour !.
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