Face au chômage persistant et à la précarité économique, de plus en plus de jeunes Congolais se tournent vers des modèles alternatifs de création de richesse. À Kinshasa, une rencontre d’affaires organisée récemment par Oqata a mis en lumière un modèle entrepreneurial fondé sur la résolution de besoins concrets du marché et la mise en place de systèmes générateurs de revenus.
« La première chose à retenir, c’est que si vous ne répondez pas à un besoin réel, personne n’achètera », a expliqué Élie Kanodu, intervenant principal lors de cette rencontre. Pour illustrer son propos, il a comparé le marché à une situation simple : « Quand quelqu’un a soif, il cherche de l’eau. C’est exactement la même logique avec les produits et les services. »
Selon lui, le fondement de la création de richesse repose sur la capacité à identifier un problème précis santé, bien-être ou revenus et à proposer une solution adaptée. Dans le cas d’Oqata, il s’agit notamment de produits de bien-être répondant à des préoccupations courantes comme la gestion du poids, mais aussi d’un système économique structuré autour du marketing de réseau.
Du salariat au « business avec système »
Professeur de formation en sciences de l’ingénierie de construction, Élie Kanodu se définit aujourd’hui comme businessman et formateur en affaires. « Un businessman n’est pas obligé de fabriquer quelque chose. Il exploite un système », a-t-il insisté devant un public majoritairement jeune.
C’est cette logique qui l’a convaincu lorsqu’il découvre Oqata pour la première fois en ligne, lors d’une présentation via Zoom. « Ce qui m’a marqué, c’était l’existence d’un système capable de générer de l’argent même pendant que vous dormez. L’école ne nous apprend pas cela, et pourtant c’est là que commence la liberté financière », a-t-il affirmé.
Après avoir pris la décision d’investir, malgré les risques, son parcours prend une autre dimension. Il affirme avoir été invité à représenter Kinshasa lors de l’ouverture officielle de l’entreprise à l’étranger, avant même le lancement effectif des activités en République démocratique du Congo.
Témoignages, voyages et réseaux internationaux
Sur place, raconte-t-il, il découvre une communauté panafricaine déjà active. « J’ai vu des personnes venues de plusieurs pays africains, certaines ayant perdu jusqu’à 20 kilos, d’autres générant des revenus importants. En quatre mois, une femme avait déjà atteint 50 000 dollars », témoigne-t-il, évoquant ce moment comme un déclic.
À son retour à Kinshasa, il organise des conférences de présentation. La première réunit plus de 350 personnes. En cinq mois, il affirme avoir constitué une équipe d’une cinquantaine de membres répartis dans deux pays. « Aujourd’hui, je ne travaille plus seul. Le système continue de fonctionner, même quand je dors », soutient-il.
Un modèle qui attire, mais interroge
Si ce type d’initiative suscite un engouement croissant auprès d’une jeunesse en quête d’indépendance financière, il soulève également des interrogations sur la formation, l’accompagnement et la compréhension réelle des mécanismes économiques proposés.
Pour les organisateurs, l’objectif affiché reste clair : former, encadrer et permettre aux jeunes d’exploiter les opportunités offertes par le numérique et les réseaux internationaux. « Il ne s’agit pas de promesses miracles, mais de systèmes basés sur la discipline, la formation et la constance », concluent-ils.
Dans un contexte où le modèle classique du salariat montre ses limites, ces nouvelles formes d’entrepreneuriat continuent de gagner du terrain à Kinshasa, portées par des récits de réussite qui nourrissent, chez beaucoup, l’espoir de devenir financièrement indépendants.
TAWITI KIBANGULA
Commentaires (3)
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Merçi énormément et félicitations à notre coach Elie kanodo
C'est effectivement la bonne nouvelle pour la nouvelle génération congolaise pour tout celui qui aspire à la liberté financière et l'épanouissement personnel en impactant la vie des plusieurs autres personnes. Ce model de travail constitue un grand développement de la jeunesse digne et responsable d'un congo meilleur.
OQATA nous donne la liberté financière