​C’est un paradoxe qui glace le sang des entrepreneurs kinois. La commune de la Gombe, vitrine administrative et économique de la RDC, étouffe. Depuis plusieurs mois, le courant n’est plus qu’un souvenir lointain, laissant place à un silence pesant ou au vrombissement épuisant des générateurs.

​Un Quotidien de "Coupures Chroniques"

​De la Gare Centrale aux Galeries Présidentielles, en passant par l’avenue du Commerce et le Rond-point Forescom, le constat est amer. Les résidents témoignent d'un calvaire quotidien : le courant s'éclipse dès 7h du matin pour ne réapparaître qu’aux premières lueurs de l'aube.

​« Passer deux semaines sans courant à la Gombe ? C'était impensable. Aujourd'hui, c'est notre réalité », déplore un habitant.


 

​L'Économie au Bord de l'Asphyxie

 

​Pour les opérateurs économiques et le secteur informel, la facture est salée :

  • Surcoûts explosifs : Le carburant pour les groupes électrogènes dévore les marges bénéficiaires.
  • Pertes sèches : Restaurants, boutiques et bureaux voient leurs stocks et leur productivité s'effondrer.
  • Frustration sociale : Les factures de la SNEL sont payées, mais le service reste aux abonnés absents.

 

​La SNEL s’explique : Un Chantier qui Dérape

 

​Interrogée, la SNEL pointe du doigt les travaux de la société SONADEX sur l’avenue Bokassa. Des câbles endommagés lors de l'installation de lampadaires seraient à l'origine de ce black-out.

La lueur d'espoir ? Zéphirin Bukasa, Directeur de la distribution, promet un retour à la normale « très bientôt » grâce au remplacement des câbles défectueux.

L'œil de Kivudeal : À l'heure où Kinshasa se veut moderne, ce délestage prolongé dans son centre névralgique sonne comme un signal d'alarme. Le poumon économique de la capitale peut-il encore retenir son souffle longtemps ?